LONGWOOD 185
Sycomore
elliptic design
Un design sobre, épuré laissant apparaître
une belle forme longue et effilée ainsi un
design elliptique et singulier.


Erable
Sycomore
L’érable sycomore (Acer pseudoplatanus) est
une espèce d’arbres de grande taille
de la famille des acéracées fréquentes en Europe.
Black
Mat Steel
Piétement en acier teinté Noir MAT Epoxy

LONGWOOD 185
Designé par Laurent X. Notte, édité par Lafon
L’Œuvre
Longwood est une sculpture monumentale en érable sycomore brut, conçue par le designer Laurent X. Notte et éditée par Lafon. Elle se présente sous la forme d’une ellipse verticale parfaite — un fuseau aux courbes généreuses, effilé en ses deux pôles — monté sur un sobre socle en acier noir mat qui ancre l’ensemble au sol sans jamais en alourdir la présence.
La pièce oscille entre plusieurs univers : le longboard de surf dressé comme un totem, la graine géante suspendue dans son élan vital, la lame de lumière solidifiée, ou encore la forme primitive d’une pirogue sacrée. Cette polysémie est l’une des grandes forces de l’œuvre — elle ne se laisse jamais enfermer dans une seule lecture.
L’érable sycomore (Acer pseudoplatanus) n’est pas un choix anodin. C’est un bois d’exception, réputé pour :
Sa blondeur laiteuse et lumineuse, presque minérale, qui donne à la sculpture une présence solaire
La finesse et l’homogénéité de son grain, qui permet des surfaces d’une douceur presque tactile
Sa noblesse artisanale — il est traditionnellement utilisé en lutherie pour les tables d’harmonie des violons et violoncelles, établissant un lien secret entre la sculpture et la musique
Les segments d’assemblage visibles sur la pièce, qui rappellent la construction navale traditionnelle et témoignent d’un savoir-faire de haute facture
Le bois brut, non teinté, non verni, respire. Il vieillit avec le temps, se patine, s’adapte à la lumière ambiante — rendant l’œuvre vivante et évolutive au fil des années.
L’ellipse est l’une des formes les plus chargées de sens dans l’histoire des formes et des symboles humains.
Contrairement au cercle — parfait, fermé, statique — l’ellipse est une figure du mouvement et de la tension. Ce sont des orbites elliptiques que décrivent les planètes autour du soleil (loi de Kepler), faisant de cette forme la trajectoire fondamentale de l’univers. Longwood inscrit ainsi dans la matière la loi secrète qui gouverne les astres.
L’ellipse possède deux foyers, et non un seul comme le cercle. Elle est la figure géométrique de la dualité réconciliée — deux pôles en tension permanente qui définissent ensemble une harmonie supérieure. Dans Longwood, cette dualité se lit dans les deux pointes opposées : haut et bas, ciel et terre, élan et ancrage.
La forme fuselée de la sculpture évoque le Vesica Piscis, symbole antique issu de l’intersection de deux cercles égaux. Présent dans les traditions sacrées du monde entier, il symbolise :
La création et la naissance — c’est la forme de l’œuf cosmique
L’union des opposés — le point de rencontre entre deux mondes
Le passage et le seuil — dans l’architecture gothique, les portails en ogive reprennent cette forme pour marquer l’entrée dans le sacré
Dressée à la verticale, l’ellipse de Longwood devient un vecteur — une forme qui pointe simultanément vers le haut et vers le bas, suggérant un mouvement sans fin, une énergie qui traverse les plans. Elle ne repose pas, elle s’élance.
c’est sa capacité à structurer silencieusement l’espace autour d’elle. Elle n’occupe pas une pièce, elle en devient le centre de gravité invisible.


